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  • loudebergh

Femmes et nos pensées au fil du temps, Paulina Silva.


Femmes et nos pensées au fil du temps de Paulina Silva est certainement la plus grande émotion poétique de mes derniers mois.

Une petite pépite de douceur, de larmes et de joie.

Découverte un matin doré d’hiver,

plein de tristesse, d’amour et de regrets.


« Il me semble que j’ai passé ma vie dans ma tête,

à penser aux mêmes choses, toujours.

Sans raisons, sans certitudes. »

Comment dire le temps qui passe ? L’amour de l’aimé ? L'infini du regard de l’enfant ?

Comment dire la pluie qui danse lentement sur la vitre salie ?

La douceur de la peau de la mère, la délicatesse de celle du bébé ?



Comment dire les peurs et les angoisses ? Les papillons, les grenouilles et les escargots ?

Les découvertes et les déconfitures ? Les envers et les endroits ?

Ce qui nous tient et nous échappe ? Ce qui nous perd et nous retrouve ?


« Elles poussent dans les déserts, les marais, les rochers.

Personne n’a plus de courage qu’une fleur ou un papillon ».


Comment parler de cette fleur qui grandit en nous, de cette vie qui prend chair entre nos côtes et de la liberté qui est tout ?

Comment parler des montagnes à gravir, des fleuves à traverser ?

Des graines à semer, des fleurs à récolter ?



Comment dire combien les choses peuvent êtres merveilleuses ?

Combien les caresses peuvent faire mal et les mots soulager ?


« Et que pour être aimée,

je n’avais rien à faire.

Quelqu’un s’est arrêté,

a regardé par la fenêtre.

Je ne sais pas ce qu’il cherchait,

mais je crois qu’il l’a trouvé. »


Comment parler du cœur qui s’emplit, de la peau qui se brise et des rides qui naissent ?

Du temps qui s’enfuit,

Toujours plus vite, toujours plus loin.


Comment dire la vieillesse ? Les craintes et les questionnements ?

Le temps qui s’affole ? La louve qui s’endort, les volets qui se ferment.

Comment parler de l’immobilité des pierres et du silence des défunts ?

Comment dire l’oubli, l’infini et la mort ?



Autant de questions aussi essentielles qu’existentielles auxquelles Paulina Silva répond magnifiquement entre les pages de ce livre, véritable œuvre d’art à lui seul.

Elle livre un portrait de femme plein de souvenirs et de fragments d’existence au graphisme splendide et au texte d’une grande poésie.

Une ode à la féminité et au temps qui passe, enfermée dans un cocon de tendresse.



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Louise DE BERGH, Saint Saphorin. 

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