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L'homme qui aimait les livres, Patrick deWitt.

  • Photo du rédacteur: loudebergh
    loudebergh
  • il y a 1 heure
  • 3 min de lecture

On a trouvé le nouveau John Irving ! Voilà ce que je me suis dit tout au long de ma lecture de L’homme qui aimait les livres : une fantaisie admirable, un second degré inédit, un humour des plus certains et un sens de la narration prodigieux. Ajoutez à cela des personnages fantasques et brinquebalants, des idées à la pelle et des rebondissements et vous voilà servi.e. 


*


L’existence de Bob Comet, bibliothécaire à la retraite, s’écoule tel un long fleuve tranquille : il n’a pas d’amis, son téléphone ne sonne jamais, et si quelqu’un frappe à sa porte c’est pour lui vendre quelque chose. Depuis longtemps, Bob a abandonné l’idée de connaître son prochain, ou de s’en faire connaître, et sa seule façon d’être au monde est la lecture.

Lors d’une de ses longues promenades, Bob croise la route d’une vieille femme égarée et la raccompagne à la maison de retraite. C’est là qu’il tombe sur un appel à bénévoles. L’opportunité pour lui de faire découvrir ses romans préférés aux résidents, mais aussi, de manière tout à fait inattendue, l’occasion de se réconcilier avec son passé et, peut-être, d’affronter la nostalgie féroce d’un amour perdu…

Avec sa fantaisie, sa liberté et sa verve inimitables, Patrick deWitt met à l’honneur un homme introverti qui a vécu sa vie à travers la littérature sans se douter que sa propre existence constituait un roman poignant à part entière


*


J’ai pris ce livre à la bibliothèque complètement par hasard. Il avait été mal couvert, c’est la première chose que j’ai remarqué – c’était probablement l’œuvre d’un.e stagiaire, pleine de bulles d’air et de plis hasardeux. J’ai vu ensuite qu’il y était question de livres, de bibliothécaires à la retraite et de maisons de vieux. Il ne m’en fallait pas plus : j’étais émue et survoltée. 


J’ai lu les quelques 400 pages de ce livre le sourire aux lèvres. Chacune de ses parties (correspondant aux périodes de la vie du narrateur) était un livre en soi, dans lequel j’ai plongé dès les premières lignes : à chaque partie son univers et ses grâces, sa folie et son inventivité. Je m’y suis baignée avec la joie d’un jeune labrador, séduite par cette pensée miroitante et sensible, ce personnage en lequel je me suis beaucoup retrouvée et cet humour décapant.


Nos existences sont ainsi faites qu’en les regardant d’un peu plus près, il y a toujours un roman caché en embuscade. Voilà ce qu’a voulu nous montrer Patrick deWitt : même derrière la vie d’un homme introverti planqué la plupart du temps dans ses bouquins, il y a tout un monde à raconter. Car la résignation et le fatalisme ont cela de bon qu’ils obligent le monde autour de celui qui les pratique à continuer de tourner. Et en tournant autour de lui, les choses luisent et miroitent. De cette lumière ainsi créée nait l’histoire, le roman. Celui ici présent donne à voir un petit garçon fugueur et taiseux, deux artistes des rues fantasques et bavardes, un imprimeur suicidaire, un horticulteur désœuvré, un hôtelier sans bras, une jeune femme à la langue bien pendue et un homme au charme désarmant. 


Il y a tout cela et bien plus encore dans L’homme qui aimait les livres. Il y a une vie en tout ce qu’elle contient de joies et de souffrances. Il suffit d’avoir l’audace de la raconter, et l’humour pour lui donner corps et âme. Ce à quoi Patrick deWitt s’est magistralement employé. Et parce que je n’ai jamais boudé mon plaisir de lire du John Irving, je sais qu’il lui existe un successeur aussi inventif que brillant et croyez-moi, cela m’a fait ma journée !

 
 
 

1 commentaire


nathalie.ferron
il y a 41 minutes

Je partage pleinement votre écho à ce livre que j'ai moi aussi adoré. Le talent narratif de l'auteur, son sens de l'humour et la galerie de personnages aussi truculents les uns que les autres en font un livre très réjouissant !

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Louise DE BERGH, Chardonne. 

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