Les cinq piliers de la sagesse, Frédéric Lenoir.
- loudebergh
- il y a 1 jour
- 3 min de lecture

Il est des livres qui nous déplacent. Qui nous meuvent, qui déménagent tout à l’intérieur. Des livres qui impliquent dans la vie de celui ou celle qui les lis un changement radical : une idée à suivre comme une bête sa proie, un désir plus grand que la terre, un besoin soudain ressurgi.
Il s’agit souvent de livres sur lesquels on n’aurait pas misé un kopeck.
Et vous savez quoi ? C’est tant mieux.
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« Il existe une étonnante convergence entre tous les grands courant philosophiques et spirituels du monde autour de qualités fondamentales à développer pour mener une vie bonne et heureuse. C’est ce que j’appelle les 5 piliers de la sagesse : la connaissance, l’amour, l’éthique, la présence et l’acceptation. Au-delà de leurs différences culturelles ou métaphysiques, les messages du Bouddha, de Lao-tseu, de Socrate, de Platon, d’Epissure, de Jésus, d’Epictète, de Rûmi, de Montaigne ou de Spinoza, s’accordent sur des principes essentiels qui nous aident à gagner en liberté, en amour, en conscience, en sérénité et en joie. » FL
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Celles et ceux qui me lisent régulièrement le savent : j’abhorre le développement personnel. Je le juge néfaste et dangereux, ridicule et fallacieux. Et c’est dans cette catégorie que j’ai toujours rangé intérieurement le philosophe et sociologue Frédéric Lenoir. Je ne l’avais jamais lu mais je croyais en savoir beaucoup. J’envisageais ses propos comme un prêchi-prêcha vaguement philosophique pour nous asséner des vérités ô combien faciles.
Sauf que depuis, j’ai lu Les 5 piliers de la sagesse et, outre le fait d’avoir, entre ses pages, énormément appris, j’ai tenté, le jour qui a suivi la fin de ma lecture, de trouver un chemin permettant d’effleurer le quatrième des piliers présentés, à savoir la présence. Et figurez-vous que ma journée a pris une toute autre teinte.
Je ne travaillais pas ce jour-là, j’avais avec moi mes deux filles de 5 et 3 ans et ma chienne, et j’ai décidé de ne pas utiliser mon téléphone de la journée. C’est très bête, c’est tout simple et pourtant, on oublie que cela relève du possible. Et bien je n’ai pas simplement passé une très belle journée avec elles, mais j’ai ressenti pleinement le lien qui existait entre nous: à chaque minute. Avec elles et avec les autres : l’épicière, ma chienne, le vent, la rivière, les meubles que j’ai entrepris de déménager dans mon bureau, le temps. C’est bien simple, par ce tout petit geste de rien du tout (laisser un téléphone au placard 24h durant), j’ai goûté cette présence dont parle longuement Frédéric Lenoir (étayage philosophique à l’appui) et j’en ai conçu une immense joie.
J’ai aimé son regard mêlant philosophies, religions et spiritualités, cette vision sans cesse tournée vers l’hier, l’ailleurs, l’ici, le maintenant, l’immense rigueur de son bagage scientifique, la réelle accessibilité de son propos.
Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire, disait Diderot en 1753. Hâtons-nous oui, et lisons Frédéric Lenoir (et Marianne Chaillan, que j’aime infiniment) car c’est exactement ce à quoi il s’emploie. Il est urgent de réveiller nos consciences, de discerner le vrai de l’illusoire, le bon de ce qui nous détruit, le juste de l’injuste. Et ce livre sur la sagesse contribue à ce projet en faisant figure de véritable manuel de résistance. Par l’éveil de notre conscience, la philosophie nous invite à résister à ce qui détruit l’humain. Loin de nous couper du monde, elle nous invite à le regarder plus justement, plus sincèrement, plus harmonieusement. Faisant de nous des êtres aimants, lumineux et résolument en chemin.




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