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  • loudebergh

Ginny Moon, Benjamin Ludwig.


Je mets au défi quiconque de lâcher Ginny Moon de Benjamin Ludwig une fois entamé.


Ce roman est mon coup de cœur, mon tout, celui que j’ai pris au hasard, sur l’étagère de la bibliothèque, celui dont j’ai dévoré les 420 pages en quelques heures à peine, passionnée, haletante,

celui dont j’ai aimé la moindre virgule.


C’est une claque, une grâce, une nécessité.

Un essentiel, une rareté, un absolu.


C’est une histoire exceptionnelle, une écriture subtile, une narration sur le fil, l’expression d’une sensibilité infinie.

C’est l’intelligence à l’état pure,

parée d'un splendide manteau de Littérature.

C’est l’histoire de Ginny Moon, tout simplement.


*


Pour la première fois de sa vie, Ginny Moon a trouvé une Maison-pour-toujours un foyer avec une famille aimante qui saura la protéger et l’entourer. Le foyer dont n’importe quel enfant adopté pourrait rêver. Alors pourquoi cette adolescence de quatorze ans cherche-t-elle à tout prix à se faire kidnapper par sa mère biologique, incapable de s’occuper d’elle ? Pourquoi Ginny veut-elle absolument retourner dans cet appartement où elle a failli mourir ?

C’est une adolescence comme les autres – elle joue de la flûte, s’entraîne pour le tournoi de basket de l’école et étudie les poèmes de Robert Frost -, à un détail près : elle est autiste. Et certaines choses sont très importantes pour elle : commencer sa journée avec précisément neuf grains de raisin, chanter sur Mickael Jackson, manger de la pizza au bacon et aux oignons et surtout, retrouver sa mère biologique pour pouvoir s’occuper de sa Poupée, qui court un grand danger.

Avec les moyens limités et pourtant redoutables d’une enfant enfermée dans son monde intérieur, Ginny va tout mettre en œuvre pour la sauver.


*


Le synopsis est alléchant, vous en conviendrez, mais sachez qu’il ne constitue qu’une infime partie de ce qui se cache derrière cette histoire. Car les rebondissements ne cessent de pleuvoir, l’intrigue de se resserrer, la tension de monter.

Rien n’est laissé au hasard, jamais l’auteur n’abandonne le lecteur sur le bord de la route. Il le prend par la main, lui murmure viens, suis-moi, tu n’as encore rien vu ! Impossible de lâcher le roman une fois commencé. Il vous happe littéralement. Ses personnages vous transpercent et vous inspirent, ils vous guident, vous ensorcellent. Ils sont si vrais, si humains.


Mais Ginny Moon est avant tout un roman remarquablement émouvant. Terriblement sensible, et infiniment drôle aussi. Une histoire racontée par une adolescente hors du commun, dotée d’une sensibilité accrue, et posant un regard sur le monde délicieusement particulier.

C’est un roman écrit par le père adoptif d’une adolescente autiste, un texte qui transpire la vraie vie, la sueur et les larmes. C’est celui d’un homme patient, intelligent et doté d’une sensibilité rare, un homme qui sait de quoi il parle.


Vous l’avez compris, Ginny Moon est le livre que je m’apprête à offrir tout autour de moi. Un livre qui touche, interroge et ouvre à l’altérité.

Un de ces livres qui fait de nous des êtres meilleur.e.s.


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