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Le Grand Monde, Pierre Lemaitre.

  • Photo du rédacteur: loudebergh
    loudebergh
  • il y a 4 heures
  • 2 min de lecture

Mieux vaut tard que jamais comme qui dirait ! Commencer la saga des Années glorieuses de Pierre Lemaitre quand tout le monde s’arrache le tome 4, c’est faire preuve d’un sens du timing tout personnel. Mais quel plaisir ! Quel bonheur de découvrir ce premier opus de la tétralogie Pelletier. Je l’ai dévoré de bout en bout et n’ai cessé d’y songer depuis la première page entamée. 


*


La famille Pelletier : Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible. Et quelques meurtres.


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De l’avantage de ne pas lire les livres quand tout le monde les lit : on a le champ libre. 

Et quand tous les piqué.e.s de bouquins de la francophonie se demandaient comment ils allaient parvenir à attendre la sortie du prochain tome, un an plus tard, j’ai la possibilité de me réjouir d’emblée de pouvoir les faire miens coup sur coup, comme une bonne série bingée. Parce que Le Grand Monde, c’est sacrément bien fichu, passionnant en diable et d’une vivacité sans pareil.


Colette conseillait à Simenon de ne pas faire de Littérature, d’ôter d’un texte tout ce qui faisait littéraire, disait-elle, pour obtenir le résultat escompté : de l’efficacité, de la simplicité, de l’authenticité, bon dieu de bois. Il semblerait que Pierre Lemaitre ait suivi le conseil à la lettre. Pas de théories fumeuses entre les pages du Grand Monde ou de doigt sur la couture du pantalon, pas de figures érudites et d’auto-congratulations de la part de l’auteur que l’on ne présente plus. Un rythme va-t-en guerre à la place, une construction admirable et un entrain communicatif. 


La force de Pierre Lemaitre réside dans l’Après. Chaque ligne, chaque page, chaque fin de chapitre on s’interroge : que va-t-il se passer après? Qui va faire quoi ? Comment ? Pourquoi ? Et c’est absolument vivifiant. Non seulement l’auteur nous plonge dans une époque avec la maestria des plus grands, mais il le fait sans prétention aucune, avec l’efficience et la fougue qui le caractérisent. 


Et si j’ai passionnément aimé découvrir le Saigon de la fin des années 40, le monde de la presse dans le Paris des Trente Glorieuses et les premières révolutions sociétales, j’ai plus encore aimé l’histoire qui m’a été racontée, portée par des personnages solides et diablement bien campés. 


Pierre Lemaitre l’affirme : il n’est pas un écrivain, il est un romancier, c’est très différent, insiste-t-il. 

Soit. 

Mais un romancier de très haut vol alors.




 
 
 

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Louise DE BERGH, Chardonne. 

loudebergh@gmail.com

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