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  • loudebergh

L'amour des grands, Caroline Michel.


Je ne serais certainement pas la seule à comparer ce roman à un bonbon, mais qu’importe.

L’amour des grands a le goût des niniches, achetées au bord de la plage à Quiberon. Entre ses pages, j’ai retrouvé leurs lignes bariolées, le bruit du papier que l’on tortille avec gourmandise, l’odeur du sable et de la crème solaire indice 50.

Ce pourrait être une niniche à la fraise ou au coca, un parfum que l’on choisit - toujours le même - lorsque l’on est petit et dont le souvenir nous poursuit longtemps.


*


Juin 2019. Emmanuelle se rend au mariage de sa sœur cadette. Si la journée s’annonce festive, elle redoute néanmoins de croiser un invité : Vincent, son premier amour.

Qu’auront-ils à se dire ? Que reste-t-il de leur enfance révolue, de leur histoire inachevée, de leurs souvenirs faussement endormis ?

Tandis que la noce bat son plein, Emmanuelle rembobine le film de sa jeunesse et de sa relation avec Vincent tout en redonnant vie aux années 1980-1990, à « Cendrillon » de Téléphone, à la vieille Renault 19 de ses parents et à une bande d’enfants inséparables.


*

Ce roman s’est retrouvé dans ma boîte aux lettres par une belle matinée d’été. J’ai immédiatement été séduite par sa couverture douce et acidulée ;

et son autrice, Caroline Michel, m’avait fait l’amitié d’une belle dédicace.

Le sort était jeté, j’étais sous le charme.

Et autant vous le dire directement : j’ai dévoré le livre.


L’amour des grands – merveilleux titre, n’est-ce pas ? – est un roman sensible, fin et appétissant. Il a touché mon corps de grande, mon cœur d’adolescente et mon âme d’enfant. Il m’a prise par la main et m’a entrainée à sa suite. Regarde, tu te souviens comment c’était ?

Parce que oui, c’était comme ça,

exactement comme ça.


En moins de temps qu’il ne m’en avait fallu pour ouvrir le roman, je me suis retrouvée plongée dans mon enfance puis mon adolescence, dans ses joies et ses tourments.

J’ai revécu les heures passées à songer à l’être aimé, les ratés et les défaites. Les fois où je n’avais pas été à la hauteur, celles où j’avais été blessée.

Sous la plume de Caroline Michel, c’est ma vie que j’ai lue. Et sans doute celle de ceux qui m’ont entourée durant ces trop brèves années.

Et j’en ai conçu un immense bonheur.


Parce que c’était juste et tendre,

drôle et plein de grâce,

simple et très joliment écrit.


Alors merci, Caroline Michel, pour cette note de douceur,

ce bonbon acidulé,

cette friandise aux éclats de vérité.



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