Rechercher
  • loudebergh

La Porte du ciel, Eric-Emmanuel Schmitt.


Vous avez aimé les Paradis Perdus, premier tome de la formidable Traversée des Temps d’Éric-Emmanuel Schmitt ?

Vous allez adorer La Porte du Ciel !


Cette introduction est un brin tapageuse, je le reconnais, mais c’est pour la bonne cause comme qui dirait, car ce roman ne l’est pas moins.


Rappelez-vous. La Traversée des Temps, c’est le dernier projet complètement fou de l’auteur aux mille romans :

Retracer l’histoire de l’Humanité, depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours, dans une immense fresque romanesque.

Et si les principaux protagonistes sortent tout droit de son imagination, les dates, les lieux, les évènements avec lesquels il jongle sont on ne peut plus véridiques.


*


Ce deuxième tome nous entraine à la suite de Noam à la recherche de Noura, sa bien-aimée. L’enquête le mène aux Pays des Eaux Douces – la Mésopotamie – où se produisent des évènements inouïs : rien de moins que la domestication des fleuves, l’irrigation des terres, la création des premières villes, l’invention de l’écriture et de l’astronomie.

Il débarque à Babel où le tyran Nemrod, en recourant à l’esclavage, construit la plus haute tour jamais conçue. Tout en symbolisant la grandeur de la cité, cette tour permettra de découvrir les astres et d’accéder aux Dieux, offrant une véritable « porte du ciel ».

Grâce à ses dons de guérisseur, Noam s’introduit dans tous les milieux, auprès des ouvriers, chez la Reine Kubaba, le roi Nemrod et son architecte, son astrologue, jusqu’aux pasteurs nomades, rangés derrière Abraham, qui dénoncent et fuient ce monde en train de s’édifier.


*


Si vous lisez régulièrement ce blog, vous savez que je ne suis pas particulièrement friande des « best-sellers » que tous s’arrachent. Le monde littéraire est rempli de petites pépites que je trouve merveilleux de dénicher. Mais je dois avouer que cette Traversée des Temps m’enthousiasme aujourd’hui autant qu’elle m’a séduite lorsque j’en ai entendu parler pour la première fois. L’ambition du projet m’a immédiatement transportée et le résultat est à la mesure de mes attentes.


Cette fois, c’est dans l’Orient Ancien qu’Éric-Emmanuel Schmitt nous emmène. Une époque bouillonnante, exaltante et prodigieuse à laquelle nous devons tant. S’y sont développés l’agriculture, le commerce, la sédentarisation des hommes et la spécialisation des métiers. Et d’immenses cités – satanée hubris – sont sorties de terre.


Chaque page tournée est un véritable plaisir de lecture.

J’ai souvent été étonnée par la facilité et de la grâce avec laquelle l’auteur retombe sur ses pattes et relie/relit les évènements. C’est à la fois accessible et terriblement fin, aussi bien foutu que ficelé.


L’auteur entremêle avec habileté, simplicité et légèreté les récits bibliques qui nous sont parvenus, les vérités historiques et archéologiques, les textes antiques et les exégèses. Il fait glisser ses personnages dans les méandres d’une Histoire plus ou moins connue, et les confronte aux « Grands » qui l’ont faite.

Croyez-moi, le travail de recherche est phénoménal.


C’est un morceau d’histoire que l’on a le sentiment de refermer lorsque l’on termine La Porte du ciel. Notre tête est emplie d’images et de souvenirs, et notre cœur, de reconnaissance et de passion.

30 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout