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Les grues volent vers le sud, Lisa Ridzén.

  • Photo du rédacteur: loudebergh
    loudebergh
  • il y a 7 heures
  • 3 min de lecture

J’ai les joues baignées de larmes alors que je commence ce billet 

– parce que je viens de terminer Les grues volent vers le sud de Lisa Ridzén, 

que j’ai le sentiment d’avoir, en un temps record, rencontré et perdu un ami, 

fait mien un texte plus grand que la vie, 

et eu sous les yeux un magnifique morceau d’humanité. 


J’y ai vu tout ce qu’il y avait à voir, tout ce que j’avais besoin d’y voir aussi, mais tellement plus encore : j’y a lu la bonté, la grandeur d’âme, le silence, la patience. 

La tranquillité, la compréhension, l’écoute. 

Et peut-être parviens-je encore à sentir l’odeur du pelage de Sixten, le poids de son corps contre le mien, et celui de la vie qui s’envole. 

Peut-être est-ce là, ce qui me bouleverse le plus. 


*


Bo n’a plus beaucoup de temps devant lui. À quatre-vingt-neuf ans, il vit isolé dans un village suédois et sa santé décline rapidement. Sa solitude n’est troublée que par le va-et-vient de ses aides à domicile. Parmi les rares choses qui lui restent, il y a les appels à son meilleur ami et la fidèle compagnie de Sixten, son gros chien auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Bo aime s’endormir avec lui, sa main enfouie dans l’épais pelage. Quand son fils juge qu’il ne peut plus s’occuper d’un tel animal, l’orgueilleux Bo plonge dans un tourbillon d’émotions. Père et fils n’ont jamais su communiquer. Comment dire aujourd’hui ce qui compte vraiment? Bo dresse le bilan de sa vie, de ses liens familiaux, et se penche sur la façon imparfaite dont il a exprimé son amour au fil des ans.


L’éditeur ajoute : 

Bestseller international profondément émouvant, gagnant du Prix du livre de l’année en Suède, Les grues volent vers le sud est le récit d’une dernière réconciliation. Lisa Ridzén célèbre la beauté des lumières du crépuscule avec une œuvre irrésistible, traduite dans plus de quarante langues.


*


Je suis très sincèrement émue et heureuse qu’un tel livre connaisse le succès retentissant qui est le sien depuis sa parution. Un livre qui ne dit rien d’autre qu’une fin de vie, dans une maison aux confins de la Suède, mais qui pourtant rend compte de tout le reste. De tout ce pourquoi la vie est une absolue merveille, un miracle même – âpre et douloureux souvent – mais plus précieux que tout. Voyez-vous, qu’une méditation si profonde et absolue soit devenue ce l’on désire le plus ardemment – loin des histoires tarabiscotées, des thrillers haletants, des romances addictives – me ravit et me donne espoir.


Entre les pages de Les grues volent vers le sud se love le miracle de la vie dans son plus simple appareil : un homme qui tire sa révérence, une main posée sur le flanc de son chien, un bourdon soucieux, un fils taiseux, une aide-soignante inoubliable. Et puis des remords la tête sur l’oreiller, des aveux et des pardons, des prières, et un foulard imprégné de l’odeur de l’aimée. 

La dignité, en somme, dans les tout derniers instants. 

Et beaucoup, beaucoup d’amour. 

Mais je vais m’arrêter là, 

parce que… revoilà les larmes.


Ah si, dernière chose : courez-y. Il y a plus de justesse dans ce texte que dans tout ce que vous avez lu jusque là. 

Croyez-moi.  

 
 
 

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Louise DE BERGH, Chardonne. 

loudebergh@gmail.com

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