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Outlander (T.1), Diana Gabaldon.

  • Photo du rédacteur: loudebergh
    loudebergh
  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

Je crois vous l’avoir déjà dit, j’aime (plus que tout/infiniment/rageusement) les livres qui parlent de livres. Ils font résonner en moi une corde incroyablement sensible dont je peine à saisir réellement la teneur.

Mais il relève du « plus que probable » qu’après avoir terminé un de ces spécimen, je courusse chercher l’objet du désir, évoqué entre ses pages. 

Celles et ceux d’entre vous qui me lisent régulièrement savent que j’ai été bouleversée par The correspondent de Virginia Evans, un roman épistolaire exceptionnel de grâce et de finesse dans lequel il est question de rapport à l’écriture et de vie retrouvée. À l’intérieur, il était question des textes d’Ann Patchett, de Joan Didion et…de la série Outlander de Diana Gabaldon. 


J’ai donc acheté les romans d’Ann Patchett qui me faisaient de l’œil, emprunté ceux de Joan Didion à la bibliothèque mais voilà, restaient les 156 tomes de la série de l’autrice américaine.

Or le problème résidait en trois points : 

  • Je ne lis pas (ou très peu) de séries romanesques et celles dont la couverture fait figurer la mention « la série au 20 million de lecteurs » me dissuadent d’emblée.

  • J’étais remplie comme une outre d’a priori on ne peut plus négatifs sur ladite saga.

  • J’avais mille autre choses plus « littéraires » et d’actualité à me mettre sous la dent. 


Pourtant, je ne parvenais pas à abandonner mon grand principe. S’il était question d’Outlander dans The Correspondent, ce n’était pas pour faire joli. 

Aussi, il m’a bien fallu me rendre à l’évidence : j’allais mettre mon nez dans le premier des pavés de la série, voir un instant de quoi il en retournait réellement. 

Et figurez-vous que grand bien m’en a pris, parce que c’est sacrément bien. 


*


1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s'efforce d'oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d'une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d'en découvrir la raison : en s'approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d'un champ de bataille. Le menhir l'a menée tout droit en l'an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d'autrefois ? Le début d'une série incontournable !


*

Alors je vous vois venir : je sais que si les dates des grandes batailles, les clans et les dissensions politiques évoquées dans le roman sont des plus véridiques, il est à peu près certains qu’Outlander ne peut être considéré comme un roman historique. Je ne pense sincèrement pas que les êtres interagissaient ainsi, envisageaient les choses ainsi, se parlaient ainsi, avec une cette modernité, cette légèreté, comme si l’on avait plaqué notre regard et nos songes deux siècles plus tôt. 


Mais s’il est sûr qu’Outlander n’est pas de la Littérature à proprement parler (et qu’on se serait bien passés de plusieurs scènes cul-cul la praline au possible), c’est de la lecture et de la toute bonne comme qui dirait. Outlander (T.1) est un roman qui, sans vouloir faire d’effets, bruisse et vibre de passion et de rage.

De désirs, de vie. 


On le dévore sans pouvoir s’arrêter, on y pense lorsqu’on n’a pas le nez plongé dedans. Et en terminant les quelques 900 pages dont est fait le premier tome, on n’envisage pas une seule seconde de s’arrêter là. Parce que c’est diablement bon, diablement chouette et que le plaisir de lecture est immense. Alors c’est reparti pour un tour! et merci Virginia Evans : il est (souvent) bon de mettre ses a priori de côté. 

 
 
 

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Louise DE BERGH, Chardonne. 

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