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Notes à John, Joan Didion.
Il y a ce regard, sur la photo choisie pour la couverture des Notes à John, ce regard qui dit la tristesse, la détermination, l’absence peut-être, la solitude aussi, la rectitude. Il y ces bras croisés, la minceur d’une nuque, la peau fine comme du papier. Il y a ces photos encadrées en arrière-plan, posées sur le bureau, ces dossiers soigneusement rangés, cette boîte de mouchoir prête à accueillir les larmes. Et il y a ces briques grises dont est fait le mur d’en face, ces b
loudebergh
il y a 9 minutes3 min de lecture


Les cinq piliers de la sagesse, Frédéric Lenoir.
Il est des livres qui nous déplacent. Qui nous meuvent, qui déménagent tout à l’intérieur. Des livres qui impliquent dans la vie de celui ou celle qui les lis un changement radical : une idée à suivre comme une bête sa proie, un désir plus grand que la terre, un besoin soudain ressurgi. Il s’agit souvent de livres sur lesquels on n’aurait pas misé un kopeck. Et vous savez quoi ? C’est tant mieux. * « Il existe une étonnante convergence entre tous les grands courant philoso
loudebergh
il y a 3 jours3 min de lecture


Le Pacte de l'eau, Abraham Verghese.
Faire siennes 1200 pages d’un roman, c’est plonger – et n’en plus ressortir autrement qu’ébahi.e – dans un monde forgé de toutes pièces dans l’argile de la vie. C’est accepter de ne plus complètement exister ici, de ne plus être qu’ici (au sens ontologique du terme). C’est être (un peu, beaucoup) là-bas, avec ses personnages, partager leur vie, leurs peurs, leurs désirs et ce, sur des années que dis-je, des décennies. Faire siennes 1200 pages de roman, c’est jeter l’efficaci
loudebergh
23 juil.3 min de lecture


L'année de la pensée magique, Joan Didion.
J’ai été comme aspirée par L’année de la pensée magique, prise au piège de ses eaux troubles, engloutie par sa houle puissante. C’est simple, ce récit m’a fait l’effet d’un vortex, du maelström infernal d’Edgar Allan Poe, d’un puits à l’issue incertaine. Prise dans l’étau de sa mécanique implacable, subjuguée par sa langue impeccable, je suis restée sans voix. Pétrie d’admiration. Étonnée aussi. * Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s’apprête à dîner
loudebergh
19 juil.2 min de lecture


Outlander (T.1), Diana Gabaldon.
Je crois vous l’avoir déjà dit, j’aime (plus que tout/infiniment/rageusement) les livres qui parlent de livres. Ils font résonner en moi une corde incroyablement sensible dont je peine à saisir réellement la teneur. Mais il relève du « plus que probable » qu’après avoir terminé un de ces spécimen, je courusse chercher l’objet du désir, évoqué entre ses pages. Celles et ceux d’entre vous qui me lisent régulièrement savent que j’ai été bouleversée par The correspondent de Virg
loudebergh
11 juil.3 min de lecture


Greta et Marguerite, Kalindi Ramphul.
J’ai plongé dans ce roman comme on plonge dans un lac aux reflets moirés, un bain de jouvence, une fontaine – ou la mer pour les plus audacieux. J’ai plongé dans ce roman saisie par une scène inaugurale parfaite, une écriture vivifiante et solaire, une énergie grisante. J’ai plongé dans ce roman, infiniment reconnaissante que l’été m’offre de telles pépites : légères et sensibles à la fois, chargées de fragrances de vérité, d’humour et d’intelligence. * Quand Greta et Romu
loudebergh
5 juil.2 min de lecture
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